Brothers: A Tale of Two Sons, le veuf sur le toit

L’écrasante majorité des jeux qui figurent sur ce blog ont traîné depuis leur sortie dans ma liste des jeux à faire. Je les y place pour l’intérêt qu’ils suscitent chez moi et, très souvent, pour les bonnes notes qu’ils récoltent ici ou là. Brothers: A Tale of Two Sons a la particularité d’être arrivé sur ma liste après coup. En effet, la fraternité et l’univers médiéval fantastique qui en transpiraient n’avaient pas provoqué en moi ce sensible désir de jouer. Ce n’est finalement qu’après que JeuxVideo.com y ait consacré un Gaming Live et que TotalBiscuit l’ait élu premier jeu de l’année 2013 que je me suis résolu à passer à la caisse. Ce fait peut sembler anecdotique, mais sa rareté cache nécessairement quelque chose.

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Alors, Brothers, qu’est-ce que c’est ? Avant tout une histoire qui n’a rien de follement amusant : après avoir perdu leur mère, noyée par une tempête, deux frères partent à la recherche d’un ingrédient rare pour sauver leur père, gravement malade. Ils devront pour cela traverser des paysages riants, mystérieux, inquiétants et même, contrairement à ce que le jeu laissait augurer, particulièrement glauques. Au cours de leur voyage, pas de combat à proprement parler, mais des énigmes gentillettes, des phases de plateforme et quelques ennemis dont on ne vient à bout que par la ruse.

C’est bien dans le gameplay que réside toute l’originalité de Brothers. L’histoire met en scène les deux frères et vous contrôlez concomitamment l’un et l’autre. Voilà pourquoi la fiche Steam du jeu vous conseille fortement une manette, pour laquelle chaque frère sera assigné à un stick. La prise en main de ce système, inédit à ma connaissance, est assez délicate mais on s’y fait assez vite. Les musiciens habitués à utiliser leurs deux mains à deux travaux différents se débrouilleront peut-être mieux que moi.

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L’existence de deux seuls boutons (un pour se déplacer, l’autre pour actionner) par frère implique tout de même une jouabilité limitée et, partant, une difficulté plus que modérée. Au cours des trois heures de jeu qui se présentent, aucun véritable obstacle ne viendra entraver votre progression, mais ce n’est de toute façon pas le propos de Brothers, qui préfère vous raconter une histoire que vous faire jeter votre pad contre le mur. Le jeu parvient d’ailleurs à ses fins en l’absence de tout dialogue – les protagonistes conversent par borborygmes inintelligibles qui les rendent plus bêtes qui ne le sont – et avec une bande sonore tout à fait adaptée aux différentes situations. Le soin apporté aux décors vient appuyer la beauté du périple.

Trois heures, c’est plutôt court pour un jeu vendu 15 euros, mais une durée de vie plus importante aurait très probablement souligné la redondance des actions et épuisé les ficelles disponibles. Reste au bout du compte un jeu marquant, dont on se souviendra longtemps, et auquel tous les curieux devraient s’essayer.

Vidéo mettant bout à bout plusieurs phases de jeu. Si vous préférez absolument tout découvrir par vous-même, ne regardez pas.

S’agissant d’un jeu tournant sous l’Unreal Engine 3, il existe probablement plein de bidouilles plus ou moins utiles. Les plus essentielles sont néanmoins regroupées sur cette page.

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