The Darkness II, recherche exorciste désespérément

Passé plutôt inaperçu lors de sa sortie en début d’année, The Darkness II est un jeu qui se veut sombre et mature, tout en usant de cel shading et de couleurs criardes. Drôle de mélange, a priori, mais qui se révèle finalement assez réussi si l’on admet qu’il ne s’agit en aucune façon d’un grand jeu, mais certainement d’un bon petit jeu à lancer les jours de pluie.

Le II indique clairement une suite, mais si vous voulez jouer à The Darkness premier du nom, il faudra autre chose qu’un PC, le titre n’étant disponible que sur consoles. Si, comme moi, vous n’avez pas touché ces machines incongrues depuis plusieurs années, ne vous inquiétez pas : on vous résume tout au début et on repart avec un scénario (presque) tout frais. Pour résumer très grossièrement, vous êtes Jackie, un mafioso dont la copine a été tuée, vous avez les nerfs, et une force maléfique (le fameux Darkness) vous anime dès que vous gagnez l’obscurité. Le scénario est un peu plus approfondi que cela, mais on se demande souvent si les développeurs veulent qu’on le prenne au sérieux ou non. En effet, le sang à outrance, les couleurs vives, les dialogues légèrement surjoués font davantage penser à un film de série B qu’à une œuvre sombre et triste. Pour ma part, j’ai trouvé la combinaison assez étrange ; pas mauvaise, pas géniale, mais étrange.

La façon de jouer, elle aussi, est plutôt originale. Outre le classique maniement des armes, Jackie possède deux sortes de tentacules lui permettant d’attraper objets et ennemis et d’en disposer à sa guise. C’est en combinant les armes et les pouvoirs (que vous acquérez au fur et à mesure) que le gameplay se montre intéressant. Le problème, c’est que votre personnage est assez fragile — du moins si vous êtes un homme et que vous choisissez le niveau de difficulté maximal — et que vous passez finalement beaucoup plus de temps à vous mettre à couvert pour récupérer de la vie que mettre en charpie vos ennemis. On retrouve ainsi le syndrome d’un jeu comme Crysis : vous avez à votre dispositions plusieurs moyens de varier les combats, mais vous êtes plus ou moins contraint d’utiliser toujours les mêmes techniques.

Visuellement, en revanche, il n’est pas grand chose à reprocher à The Darkness II, si tant est que l’on ne soit pas allergique au cel shading. Les niveaux sont détaillés, colorés, relativement variés et le jeu est très bien optimisé : aucun ralentissement, même en pleine mêlée. Le portage PC est du reste honorable, puisque de nombreuses options sont disponibles, parmi lesquelles la possibilité de désactiver le HUD ou de régler le field of view. La bande-son musicale est quant à elle plutôt discrète, alors que les dialogues sont, comme je l’ai dit, quelque peu virulents. Le tout se veut d’ailleurs (trop ?) mature : vulgarités, sang et sexe sont de la partie. Ces éléments contrastent d’ailleurs avec de nombreux passages mielleux dans lesquels vous revivez des moments passés avec votre défunte copine. Divertissant une ou deux fois, on s’en lasse très vite.

Avec une courte campagne solo de 6 heures, quelques missions supplémentaires totalisant environ 1 heure de jeu et un mode coopératif limité (voir en-dessous), The Darkness II a beaucoup du jeu pop-corn, auquel vous jouerez quelques jours et que vous oublierez assez vite. Il n’en reste pas moins plaisant à parcourir et à regarder. Ayant connu un succès commercial plus que mitigé, le jeu se trouve pour pas grand chose en magasin ou à l’occasion des régulières soldes Steam. Pour moins de 10 euros, l’affaire est loin d’être mauvaise.

Courte vidéo commentée issue de la campagne solo :

Et le multi ?

En guise de mode multijoueur, The Darkness II propose une mini-campagne (environ 90 minutes) jouable tout seul ou en coopération, jusqu’à quatre joueurs. Testée avec deux acolytes, cette campagne se montre intéressante d’un point de vue scénaristique, puisqu’elle se déroule parallèlement à l’histoire principale. Les personnages que vous pouvez incarner ont chacun leur arbre de compétences, donnant ainsi accès à quelques nouvelles armes et nouveaux pouvoirs. Les niveaux, eux, sont inédits mais reprennent en partie les environnements du mode solo. Le tout peut se révéler sympathique pour une soirée avec des joueurs que vous connaissez. Autrement, je ne suis pas sûr que ça vaille le coup.

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