F.E.A.R. 3, la peur en option

F.E.A.R. 3, depuis son annonce et jusqu’à sa sortie, s’annonçait comme un F.E.A.R. au rabais, bien en-deçà des précédents épisodes. Malheureusement, les prévisions se sont avérées fondées : si le jeu n’est pas un navet entier, il est en revanche une très grosse déception. Fausse déception, cela dit, puisque l’on s’en doutait.

Ce troisième volet est censé clarifier le scénario de la série, qui commençait sérieusement à s’obscurcir depuis la dernière fois. Force est de reconnaître au jeu ce mérite, puisque l’on sait désormais le rôle de chacun des protagonistes dans le fameux Project Origin. Cela dit, rares sont ceux qui jouent à F.E.A.R. pour son scénario, et la plupart attendent logiquement des combats dynamiques ponctués de frissons.

Pour les combats, F.E.A.R. 3 ne s’en sort pas trop mal : la part d’affrontements n’aura jamais été aussi importante, et des challenges (exemple : faire 15 frags en bullet-time) vous incitent à varier vos techniques. Toutefois, la non diversité des ennemis, leurs animations tout juste correctes et le level design téléphoné (oh, une caisse !) ne versent pas dans l’originalité. Pour un peu, on se croirait dans un Call of Duty. La difficulté, elle, est assez relevée mais ne constituera un vrai problème que pour certains boss ayant la faculté d’apparaître et de disparaître à l’envi.

Pour les frissons, il faudra repasser. F.E.A.R. faisait un peu peur, F.E.A.R. 2 ne faisait presque pas peur, F.E.A.R. 3 ne fait pas peur du tout et porte donc très mal son nom. Le jeu est gore, sale (les contractions d’Alma, on pouvait s’en passer), certes, mais en aucun cas effrayant. Je ne me souviens d’ailleurs pas avoir sursauté une seule fois. Si vous voulez sursauter et frissonner, tournez-vous plutôt vers Amnesia, auquel les développeurs de F.E.A.R. 3 ont d’ailleurs piqué l’ennemi principal. Pas cool.

Techniquement comme artistiquement, le jeu arrive à faire moins bien que le précédent volet — qui mettait la barre assez haut, il faut le reconnaître. Ici, tout est gris, cubique et sans saveur, sans compter que l’optimisation est tout juste correcte. Seuls quelques passages plutôt inspirés, desquels transparaît une inquiétante folie, viennent sauver l’aspect visuel. Finalement, F.E.A.R. 3 n’est pas moche, mais tout juste passable pour un jeu sorti en 2011.

Le solo, qui constitue tout de même le « gros » morceau du jeu, peine à dépasser les six heures. Heureusement, il offre une rejouabilité attrayante : les niveaux peuvent en effet être faits en incarnant Fettel, dont le gameplay diffère sensiblement de celui du Point Man, ou en mode coopératif. Toutefois, ce dernier mode ne modifie en aucun cas les niveaux et le jeu en ressort donc deux fois plus facile et deux fois plus court ; avec XoBaR, nous l’avons fini en trois heures, en passant certes bon nombre de cinématiques. Quant aux autres modes multijoueurs, limités à quatre joueurs, ils vous occuperont une ou deux soirées, mais restent amusants si vous les essayer avec des personnes que vous connaissez. Au final, F.E.A.R. 3 est typiquement le jeu dispensable, mais que l’on peut sans trop de risques acheter à bas prix, en tout cas pas au-dessus de 10 euros. Vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire, ou à attendre.

Deux extraits du solo, en jouant Fettel

Les rares bidouilles applicables :

  • Pour supprimer les vidéos d’introduction, rendez-vous dans le dossier \Steam\steamapps\common\f.e.a.r. 3\resources\Streamed et renommez en ce que vous voulez le fichier LogoTrain.bik.
  • Pour augmenter le FoV (field of view), ouvrez le fichier options.cfg, situé à la racine du dossier d’installation du jeu et suivez les instructions (n’hésitez pas à mettre la valeur maximale, 85). Idem pour désactiver le flou de mouvement (motion blur).
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One Comment to “F.E.A.R. 3, la peur en option”

  1. Hm, pour le coup j’ai trouvé les combats plus jouissifs que dans le précédent. Le feeling des armes est pas dégueulasse, l’I.A. est relativement correcte et le level-design, s’il casse pas des briques, offre tout de même de quoi s’amuser.

    Après clairement, j’ai pas aimé la direction artistique, ni l’orientation action only du jeu, et je n’ai rien compris au scénario. Je l’ai eu à 8 euros, j’aurai pas mis plus mais à ce prix j’ai pas regretté.

Ne trollez qu'avec modération. Merci.

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